Voilà les thèmes qui m'ont marqués et qui me reste de ma Diagonale des Fous :
Tous debout 45 min. avant le départ !!!
Hey les gars, vous savez qu'on part pour 162 bornes où l'on ne va pas beaucoup se poser ? alors pourquoi se mettre debout
45 min. avant que le départ ne soit donné ?? et ben pas moi !!! Le preuve :
Chemins de fous.
Je pensais que ça s'appelait "Diagonale des Fous" parce que les gens étaient fous de faire 162 bornes non-stop. Mais non
!!, ce n'ai pas à cause du nombre de kilomètres, c'est à cause du type de chemins emprunté pour la course. Cela ne s'explique pas, tu es sur le chemin et la seule chose que tu te dis : "mais
c'est un chemin de fous !!!"
La boue bien sûr
Entre Mare à Boue et Hellbourg, le parcours empruntait des sentiers "légèrement" boueux, et c'est pas comme si il avait
été piétiné par plus de 1500 coureurs avant que je passe. Et bien j'en garde un bon souvenir. Un peu long sur la fin, mais bon souvenir. C'est bon pour la peau les bains de boue. Et puis j'ai une
certaine fierté, je fais partie des rares à être arrivée à Hellbourg avec des chaussures où l'on voyait encore la couleur de mes lacets.
Le col du Taïbit
Un certain pote, Richard pour ne pas le nommer, m'avait dit : "pense à moi lors de l'assention du col du Taïbit, tu verras
c'est long et dur" Merci Richard. Mais je ne peux que confirmer : long et dur... l'assention bien sûr. Les 24 heures de courses étaient passée depuis un petit moment, c'était la 2ème nuit
de course et le repos que je pensais m'octroyer à Cilaos fut perturbé par le froid et l'irrespect de certains coureurs dans les tentes de repos. Cela fait du bien de se poser à Cilaos, mais 2h de
"sommeil" sur 3 c'est trop. 3/4 d'heure comme à Deux-bras aurait suffit.
Les araignées
(je me demande si il n'y a pas que moi qui les aient vu ???) Quand j'en parle, tout le monde est étonné, personne ne les a vus. Mais moi si, je vous confirme, elles étaient bien là !!! Tout
d'abord dans Mafate (c'était de jour pour moi) elles sont ENORMES, avec un ENORME corps noir et des ENORMES pattes rayées jaune et noir (non, les superlatifs ne sont pas exagérés, ENORME, j'vous
dit).
Tant qu'elles étaient sur leurs ENORMES toiles sur le bord du chemin sans bouger ça pouvait aller. Mais quand il y en a eu
une qui s'afférait à refaire sa toile au dessus du chemin ça n'allait plus du tout. Qu'elle idée aussi de faire sa toile sur le tracé de la Diag... elle ne savait pas que 2000 coureurs allaient
passer par là ??? Bref, il a quand même fallut que j'attende sur le bord du chemin que 2 coureurs veuillent bien passer pour que je puisse observer le comportement de la demoiselle et que je me
décide enfin à passer en courrant et en hurlant.
Ensuite se fut entre Dos d'Ane et l'arrivée. La nuit commençait à tomber, j'avais ma frontale sur la tête, j'étais bien.
Mon repos à Deux-Bras et un profil descendant moins accidenté me convenait parfaitement. Dans mon euphorie, je fut toutefois intriguée par de petits points verts réfléchissants éparpillés de part
et d'autre du chemin. Je m'arrête donc pour regarder d'un peu plus près et AAARRGHHH c'était les yeux d'ENORMES araignées, grisatres cette fois-ci de la même forme que les grosses noires que l'on
voit par chez nous mais en plus gros. Là encore une c'est aventurée au milieu du chemin et j'étais encore à attendre sur le chemin pour savoir comment j'allais faire pour passer quand un courreur
qui n'avait pas vu l'arraignée passa et... l'écrasa. Je ne pu retenir un "petit" cri qui fit sursauter le coureur en question et là, pas facile d'expliquer pourquoi on vient de crier pil quand il
passe...
pouf, épuisant cette diagonale...
Mon ampoule, mes pieds... les podologues.
Cilaos, constat :
Une petite ampoule, pas trop douloureuse quand le pied était bien au milieu de la chaussure. La faire soignerpar les
podologues ? j'avais peur d'avoir plus mal après, donc je suis repartie comme ça en ayant rebadijoner mes pieds de crême anti-frottements.
OK, à Deux-Bras je suis allée voir les podologues, car le volume avait augmenté et je ne pourrais pas avoir plus mal
après.
Moi : Bonjour, j'ai une petite ampoule et je venais voir si on pouvais y faire quelque chose svp.
Podologue : pas de problème, asseyez-vous sur la table et montrez moi... Wahou!! elle est énorme, c'est
la première que j'ai à traiter de cette taille, hey (en appelant ses collègues) venez voir, j'ai un spécimen. Je peux prendre une photo ?
Moi : Si ça peux vous faire plaisir... mais vous allez pouvoir faire quelque chose pour que j'ai moins
mal ??
Podologue : Mais oui, on va la percer, la vider un peu et j'injecte de l'éosine. Attention, parfois ça
pique un peu ou ça brule...
Moi : pas de problèmes, (dans ma tête : je ne suis pas une chochote, je suis quand même au 125ème
kilomètre de la Diagolale des Fous)
Podologue : OK j'y vais.
Moi : ooouuuh, je vais peut-être m'allonger moi pendant que vous finissez... (ça pique "un peu", mon
oeil)
Quelques minutes plus tard, j'ai une jolie poupée à mon gros orteil en ayant beucoup moins mal. Avant de repartir, alors
que m'on podologue stagiaire s'apprète à me mettre de la crême anti-frottements, un podologue prof approche, me touche le dessous des pieds, et me balance de la bombe à froid.
Moi : wahou, comme c'est bon.
Podologue : Oui, je sais..., je sais y faire avec les femmes...
Conclusion, la prochaîne fois j'attendrai pas autant avant d'aller voir un podologue.
Ces sacrés Anglais entre leur Cap et leur chemin...
Le genre d'endroit où l'on se dit : " Il faut que je termine pour ne pas être obligée de repasser par là !! "
Les paysages ( de fous eux aussi)
En résumé il en reste toujours quelques orteils engourdis, et surtout une facheuse envie d'y retourner...